A partir de ses recherches et de ses passages à l’Institut de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat (IFE-Maurice), à l’Université de Bordeaux (France) et à l’Incubateur Régional d’Aquitaine (France), le Professeur Val Masamba Lulendo Mpanda (Université Kongo, Université de Kinshasa et l’Institut Supérieur de Commerce de Matadi) né en 1976 a pu concevoir l’incubateur I&Fentrepreneuriat en 2007, Association sans But Lucratif au départ et voulue affiliée à l’Université Kongo, qui à son tour a crée en 2014 la Société d’Incubations d’entreprises et Formations,I&F Sarl, spécialisée dans la création et l’accompagnement des centres d’entreprises ou de petits quartiers industriels pour Micros, Petites et Moyennes Industries.Ces deux structures offrant un accompagnement varié dans un processus par chaîne d’incubation d’entreprises ont été concrétisées en organisations pérennes grâce aux apports de 22 membres ou associés.  La particularité de I&F est d’accompagner des créateurs d’entreprises suivant une combinaison des compétences académiques et celles professionnelles. Val est aussi le père de la pédagogie d’accompagnement par chaîne d’incubation, le TCC-GRP qui a même fait l’objet de sa thèse de doctorat à l’Université de Bordeaux en 2013.

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RESUME

La présente étude a pour but d’analyser les enjeux et les perspectives de développement de l’esprit d’entreprise des jeunes Africains francophones dans les deux Congo. Plus précisément, cette recherche se concentre sur le profil des jeunes entrepreneurs, sur les caractéristiques de leurs affaires, sur les obstacles à l’entrepreneuriat et sur les principaux mécanismes de promotion et d’accompagnement entrepreneurial. Sur le plan méthodologique, nous avons eu recours à la littérature disponible sur l’entrepreneuriat, notamment celui des jeunes, et nous avons utilisé la méthode statistique descriptive, qui nous a permis de présenter les résultats obtenus au moyen de tableaux de fréquence. Notre étude s’appuie sur une enquête de terrain réalisée à Kinshasa et à Brazzaville auprès de 200 jeunes entrepreneurs qui travaillent dans les secteurs formel et informel, dans le but de dresser leur profil et de cerner les contraintes auxquelles ils font face. L’enquête a été complétée par des entretiens menés dans un incubateur d’entreprises, dans le but de mettre en évidence le rôle de cette institution dans la promotion de l’entrepreneuriat chez les jeunes et de proposer à ceux-ci des mesures de soutien. Nos recherches nous ont permis d’aboutir aux résultats suivants :d’une part, nous avons montré que l’entrepreneuriat des jeunes dans les deux pays étudiés correspond davantage à un entrepreneuriat de nécessité qu’à un entrepreneuriat d’opportunité ou de croissance ;d’autre part, notre étude a établi que les principaux obstacles à l’entrepreneuriat des jeunes sont les attitudes socioculturelles, la faiblesse des compétences entrepreneuriales, les barrières liées à la réglementation, les difficultés d’accès au crédit, l’instabilité macroéconomique et l’absence de services d’appui et d’accompagnement. L’ampleur de ces obstacles varie cependant d’un pays à l’autre. Notre étude formule donc des recommandations pour les réduire et pour maximiser la création d’entreprises par les jeunes. Enfin, cette étude a fait ressortir les vertus d’un mode pragmatique et innovant d’accompagnement des jeunes porteurs de projets, à savoir l’accompagnement par incubation à l’aide de la pédagogie appliquant la logique du modèle Théorie de la connaissance créative(TCC) et Génération, rémunération et partage de la valeur(GRP).Nos résultats montrent que ce modèle TCC-GRP, utilisé par l’incubateur et formateur I&F entrepreneuriat en République démocratique du Congo, correspond à une pédagogie d’accompagnement par incubation d’entreprises qui permet la mise sur pied d’un référentiel aussi bien de coaching que de création d’entreprises. Il est donc souhaitable que cette expérience réussie de l’accompagnement par incubation soit reproduite dans les autres pays francophones d’Afrique centrale.

MOTS-CLES : entrepreneuriat des jeunes, barrières à l’entrepreneuriat, accompagnement
entrepreneurial, République du Congo (RC), République démocratique du Congo (RDC).

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À partir des données empiriques quantitatives recueillies auprès des 112 femmes
entrepreneures congolaises après une étude exploratoire qualitative préalable, notre article caractérise
et classifie les entrepreneures suivant différentes typologies d’entrepreneurs, notamment celle selon
Filion (2000) revisitée, selon la maternité de la femme entrepreneure, selon son lieu de travail, selon
son secteur d’activités, selon son statut marital et selon la légalité deses activités économiques. Il
ressort que âgée en moyenne de 34 ans et universitaires, les femmes entrepreneures congolaises sont
globalement des bucheronnes préférant exercer dans le commerce informel en pratiquant leurs affaires
à domicile. Par ailleurs, l’on retrouve en deuxième position des femmes entrepreneures « bucheronnes
converties » qui sont pour la plupart des mampreneures ayant une plus longue ancienneté leur
permettant de travailler dans le formel et en-dehors de leur domicile. Cette catégorie d’entrepreneures
exerce plutôt leurs activités,d’abord dans le secteur de l’agro-industrie puis, dans celui de la couturehabillement. Le secteur de commerce venant en troisième lieu. Ce sont plus les mampreneures mariées
qui sont les leaders dans ce groupe. Comme pour dire qu’être mampreneure mariée, c’est être une «
bucheronne convertie » travaillant dans le respect des règles officielles établies pour des activités
économiques logées en dehors de son domicile.

MOTS-CLES: Femmes entrepreneures, typologie, mampreneures, bucheronne convertie

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RESUME

L’objet de cet article revient à présenter une revue critique de la littérature sur l’accompagnement entrepreneurial des jeunes. Il s’agit de mettre en lumière la littérature sur l’accompagnement entrepreneurial et spécifique des jeunes. Il y ressort que trop peu d’articles s’intéressent à cette question, même si la thématique de l’accompagnement est au cœur des préoccupations de nombreux chercheurs en entrepreneuriat. En effet, la littérature sur l’accompagnement entrepreneurial spécifique des jeunes, notamment en contexte de pays francophones, est encore pauvre, en l’état actuel de notre information. Toutefois, les articles récents retenus ont permis de catégoriser les auteurs en trois groupes. Mais, aucun article lu n’a abordé véritablement la question relative à l’engagement entrepreneurial des jeunes dans un processus accompagné. Dans ces conditions, cette étude dans un premier temps présente la principale théorie mobilisée pour comprendre l’engagement des jeunes dans un processus entrepreneurial accompagné. Nous poursuivons par les débats qui ressortissent de l’état de l’art sur l’accompagnement entrepreneurial des jeunes. Enfin, pour les études à venir sur la question, nous présentons un cadre conceptuel, modélisé à partir des facteurs évoqués dans la littérature. 

MOTS-CLES: Engagement, jeunes, entrepreneuriat, accompagnement 

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Les travaux ayant utilisé la théorie de la connaissance créative (Nonaka et Takeuchi, 1997 ; Nonaka et al, 2001) dans un contexte d’émergence organisationnelle sont rares, notamment dans le contexte d’accompagnement par incubation. La thèse s’appuie sur ce corpus théorique pour apprécier les capacités d’apprentissage d’une méthode d’accompagnement mobilisant le modèle GRP (Génération, Rémunération et Partage de la valeur) de Verstraete et Jouison-Laffitte (2009). Il s’agit, à la fois, de relever le contenu des apprentissages et de comprendre comment ces apprentissages se forment, se cumulent et se traduisent en compétences entrepreneuriales. Pour ce faire, le cadre opératoire déploie une recherche-action pragmatiste auprès de quatre cas de porteurs de projet accompagnés par l’incubateur congolais I&Fentrepreneuriat.
THE CONTRIBUTION OF THE RELATIONSHIP OF SUPPORT FOR LEARNING THE CONVENTION BUSINESS INHERENT IN THE ORGANIZATION DRIVEN: An Action Research in I&Fentrepreneuriat of the Democratic Republic of Congo.

ABSTRACT

Very little current literature has used the theory of creative knowledge (Nonaka and Takeuchi, 1997 ; Nonaka and al one, 2001) in the context of organizational emergence, and what is more, in the context of support for business incubation. No research either has understood through the business convention deploying the GRP model (Generation, Compensation and value sharing) (Verstraete et Jouison-Lafitte, 2009). It is not just a question of highlighting the learning content, but also have a close look at how these learning processes are formed, accumulated and lead to entrepreneurial skills (meaning). In so doing, the methodology deploys pragmatist research action with four cases of project holders supported by the Congolese incubator I & F entrepreneurship.

MOTS-CLES: Apprentissage, accompagnement, connaissance créative, business model, porteur de projet, création d’entreprise, entrepreneuriat, spin – off universitaires

KEY-WORDS: Learning, coaching, knowledge creative, business model, project holders, create business, entrepreneurship, Spin-off University

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A partir d’une recherche action pragmatiste menée pendant 36 mois au sein de l’incubateur congolais d’entreprises, I&Fentrepreneuriat, nous montrons comment une pédagogie d’accompagnement parvient à générer et à promouvoir les connaissances entrepreneuriales auprès des créateurs accompagnés. Il s’agit du modèle TCC-GRP (Masamba L.M.V, 2013) reposant sur la théorie de la connaissance créative (TCC) de Nonaka (1991), Nonaka et Takeuchi (1995), Nonaka et Kono (1998) et sur le concept du business model opérationnalisé par le modèle GRP (Génération de la valeur, Rémunération de la valeur et Partage de la valeur) de Verstraete et Jouison-Lafitte (2009 ; 2011). Par ce dernier, le créateur est invité à faire émerger sa convention d’affaires. Le modèle SECI (Socialisation, Extériorisation, Combinaison et Intériorisation des connaissances) permettant la manifestation et la conversion partagée des connaissances entre le coach et le coaché est opérationnalisé dans le modèle Ba (Building area – la communauté des pratiques) pour enrichir le projet des besoins exprimés par le collectif consulté. Ces deux modèles relevant de la TCC apportent la cadence à la relation d’accompagnement nécessaire à l’action d’apprentissage et de mise en œuvre du GRP. Le présent article postule, de ce fait, qu’une pédagogie d’accompagnement des créateurs d’entreprises basée sur le business model permet à la fois le transfert des connaissances relatives à la mise au point d’un projet innovant et l’autonomisation du créateur d’entreprise.

MOTS-CLES: accompagnement des créateurs, apprentissage, autonomisation, business model, TCC-GRP 13e Congrès International Francophone en Entrepreneuriat et PME

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A partir de la littérature sur l’entrepreneuriat et d’une enquête menée auprès de 90 entrepreneurs dont 30 immigrés libanais opérant en République Démocratique du Congo, cet article vise à ressortir la différence d’atouts spécifiques et des dynamismes entrepreneuriaux qui s’établit entre immigrés libanais et autochtones congolais. Les données montrent que la présence du réseau ethnique installée au pays d’accueil, l’accès facile au territoire congolais et le potentiel du marché kinois (le marché de Kinshasa) sont les facteurs principaux qui attirent les immigrants entrepreneurs libanais en RDC. En parallèle, la recherche de survie, la déchéance à un emploi et la recherche acharnée de l’autonomie sont ceux qui poussent les congolais à entreprendre.
Par ailleurs, l’enquête révèle aussi que l’avantage concurrentiel des immigrés sur les congolais résulte du groupe ethnique qui offre à ses membres des moyens souples de mobilisation de financement et d’accès aux informations utiles pour la détection des opportunités d’affaires. Ce qui leur garanti l’existence d’un grand marché générique et d’une niche ethnique. Toutefois, la surtaxation, le climat d’insécurité économique et politique et les problèmes de compréhension de la langue, en particulier pour les libanais, ont été soulevés comme étant des attraits négatifs à l’émergence de deux types d’entrepreneuriat en RDC.

MOTS-CLES: Entrepreneuriat immigré − attractivité, réseau − immigrant libanais − Kinshasa − RDC

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